• La motion de Ségolène Royal (29,12%) est arrivée en tête du vote des militants PS pour le congrès de Reims, devançant celle de Bertrand Delanoë, deuxième (24,91%), et celle de Martine Aubry, troisième (24,41%). La surprise vient quand même de la motion de Benoît Hamon, représentant de l'aile gauche du PS, a recueilli 18,66% des voix.

    Les partisans de Ségolène Royal devraient proposer un candidat pour le poste de Premier secrétaire du Parti socialiste "dans les 48 heures", a déclaré dimanche Vincent Peillon sur France-info.
    "Il serait bien que les socialistes arrivent en ayant réglé toutes ces questions au congrès (de Reims), c'est-à-dire avant jeudi", a expliqué ce proche de l'ex-candidate à la présidentielle
    Sachant le degré, sinon de haine, du moins de ressentiment, existant entre les leaders des deux principales motions arrivées derrière la sienne, et la présidente de Poitou-Charentes, on peut imaginer que Martine Aubry et Bertrand Delanoë plaident pour un rapprochement susceptible de la mettre en échec. Avec le risque énorme de se voir désavouer par ceux qui veulent chasser les éléphants.
     
    Mon avis : Je pensais que Mme Royal avait laissé ses idées aux frigidaires, en tout cas elle les a vite réchauffées. La gauche n’arrive pas à se rassembler, elle se divise de plus en plus. S.Royal, B.Delanoë, M.Aubry, et B.Hamon se bagarrent pour la place de 1er secrétaire du parti socialiste, si pour eux c’est ça la politique, moi je ne comprends plus rien à la politique. La gauche devrait plutôt réfléchir à des idées et organiser une vraie opposition dans ce pays
    On pourra tirer les conséquences de tout cela la semaine prochaine (18 novembre) au congrès de Reims.
    La gauche arrivera t’elle à se rassembler autour d’un vrai leader ?
     
     

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  • C'est historique, Barack Obama a remporté l'élection présidentielle américaine aux dépens du républicain John McCain, devenant ainsi le premier président noir de l'histoire des Etats-Unis. A 47 ans, il sera investi 44ème président des Etats-Unis le 20 janvier 2009.

    En remportant la Californie, le sénateur de l'Illinois s'est assuré de dépasser le seuil des 270 grands électeurs nécessaires, il a obtenu 349 mandats de grands électeurs contre 163 pour son adversaire républicain John McCain, selon des résultats non encore définitifs, pour obtenir la majorité au collège électoral qui élira le prochain président des Etats-Unis. Il a également remporté le vote populaire.

    Des scènes de liesse ont salué l'annonce de la victoire d'Obama à travers le pays, notamment dans son fief de Chicago, où des dizaines de milliers de personnes ont repris en coeur le slogan du candidat métis : "Yes, we can".

    Son rival le candidat John McCain a admis mercredi sa défaite et a parlé d'une «élection historique» après la victoire de son adversaire Barack Obama à la présidentielle américaine, Il a promis devant ses supporters d'offrir son aide au prochain chef de l'Etat, affaire à suivre...

    Les Américains étaient aussi appelés à renouveler un tiers du Sénat et la totalité de la Chambre des représentants. Selon des résultats partiels, les démocrates auraient remporté 56 sièges sur 100 au Sénat et ont conforté leur majorité à la Chambre des représentants.

    Mon avis : Comme tant attendu Barack Obama devient le 44ème président des Etat-Unis. Sera t-il à la hauteur ?
    En tout cas beaucoup de chantiers attendent M. Obama et pas des moindres : la crise financière, la couverture santé, le retrait des troupes en Irak, le
    chômage qui atteint déjà 6,1% de la population active tandis que le déficit public pourrait dépasser les 1.000 milliards sur l'année en cours.
    Il a su rassembler le peuple Américain, son mandat sera finalement très court. Il a tout à prouver, beaucoup de ces gens attendent énormément de lui.

     


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  • Mardi 4 novembre, près de 160 millions d'Américains sont appelés aux urnes pour choisir entre John McCain et Barack Obama. Très attendu, leur choix aura une portée mondiale.

      Portraits et programmes des deux candidats qui peuvent changer le monde. 

      Barack Obama 

    Portrait :
    Né le 4 août 1961 à Honolulu, Hawaii, Barack Obama est un homme politique américain, mais aussi un avocat, sénateur de l'Illinois au Sénat des États-Unis depuis 2005
     
    Il est considéré comme un homme politique pragmatique, adepte du compromis pour faire avancer ses idées et ses projets et capable de rassembler diverses catégories de l'électorat, même si ses votes au Congrès l'ont classé à gauche du parti.
     
    Ses idées et convictions politiques :
    - En matière de politique étrangère : il est présenté comme un partisan de la politique réaliste et prend pour modèle James Baker, saluant la politique étrangère américaine menée sous la présidence de George H. W. Bush. S'il veut être plus ferme à l'égard du programme nucléaire de la Corée du Nord, ses principales propositions sont un retrait en 16 mois des troupes américaines de combat d'Irak, qui commencerait dès sa prise de fonction s'il était élu président des États-Unis, et le commencement d'un dialogue "sans pré-condition" avec l'Iran. Concernant les relations avec Israël et avec les palestiniens, après avoir été ambivalent, il prononçait, le 4 juin 2008 à la conférence du lobby pro-israélien Aipac (American Israël Public Affairs Committee) un discours dans lequel il apportait son soutien au statut de Jérusalem, comme capitale indivisible d'Israël.
    - En politique intérieure, il est partisan de la peine de mort pour les crimes les plus graves dont les viols d'enfants estimant que « la communauté est fondée à exprimer la pleine mesure de son indignation » mais il propose cependant de réduire les circonstances aggravantes qui rendent ces crimes éligibles pour l'exécution de son auteur. De surcroit, il milite pour corriger les problèmes qui découlent de son application. Il se déclare également en faveur du 2e amendement sur le droit de posséder des armes à feu mais reconnait l'utilité des « lois de bons sens pour empêcher les armes de tomber dans les mains d'enfants ou de membres de gangs ». Favorable au droit à l'avortement, il se déclare partisan des contrats d'union civile entre personnes de même sexe et souhaite la généralisation de l'extension des droits et avantages matrimoniaux aux homosexuels, tant au niveau de chaque État qu'au niveau fédéral sans pour autant remettre en cause la définition du mariage civil entre un homme et une femme qu'il laisse aux différents États à définir. Il dénonce par ailleurs le nombre disproportionné d'Afro-américains dans les prisons américaines et les couloirs de la mort.
    - En matière économique et sociale, il propose une réforme du système de santé américain permettant la mise en place, au niveau fédéral, d'une « assurance santé universelle » sans pour autant imposer une couverture santé obligatoire à l'exception des enfants. Barack Obama préconise une hausse du salaire minimum qu'il veut voir indexé sur l'inflation, des baisses d'impôts massives pour la classe moyenne (pour les personnes gagnant moins de 250 000 $ par an), le recours au crédit d'impôt pour aider les ménages les plus modestes et a promis de renégocier le traité de libre-échange nord-américain (l'ALÉNA). Dans le contexte de la crise des subprimes et du poids des crédits, il souhaite protéger les citoyens américains contre les abus des prêts de toutes sortes. Il prévoit un plan de grands travaux publics sur dix ans, financés par le retrait des troupes combattives d'Irak.
    - En matière d’écologie : pour lutter contre le réchauffement climatique, il propose d'augmenter le prix de l'électricité, d'investir dans les biocarburants, les énergies alternatives et se déclare favorable à l'instauration d'un marché du CO 2 (obligeant les entreprise polluantes à racheter un "droit à polluer" auprès d'entreprises non polluantes). Comme son adversaire républicain à l'élection présidentielle, John McCain, il est plutôt favorable également au développement de l'énergie nucléaire comme solution aux problèmes climatiques mais sa position sur le sujet est devenue ambivalente durant la campagne électorale.
    - En matière d'immigration, s'il est favorable au renforcement des contrôles à la frontière mexicaine, il défend une régularisation des immigrés clandestins déjà présents auxquels il envisage l'octroi du permis de conduire.
    - En matière de sécurité nationale : il entend fermer le camp de détention de Guantánamo mais aussi, le cas échéant, lancer des opérations militaires contre Al-Qaïda en Afghanistan mais aussi au Pakistan, sans recevoir l'aval de ce dernier. Au nom de la lutte antiterroriste, il a approuvé la loi autorisant les écoutes des citoyens après avoir renoncé aux objections qu'il avait formulées concernant l'immunité que cette disposition législative accordait aux compagnies téléphoniques.
     
    Concernant le financement des campagnes électorales, Barack Obama se déclare partisan d'un système de financement public et a indiqué, avant même sa déclaration de candidature, qu'il financerait ainsi sa campagne présidentielle si son rival républicain faisait de même. Cependant, en juin 2008, il est le premier des candidats à renoncer à ce type de financement lui permettant alors de continuer à collecter sans limitation des fonds privée. Il est alors le premier candidat à se passer de ces fonds fédéraux depuis l'adoption par le Congrès des lois sur le financement des campagnes électorales, élaborées après le scandale du Watergate.
     
    John Mccain
     
    Portrait :
    John Sidney McCain III, né le 29 août 1936, sur la base militaire américaine de Coco Solo, dans la Zone du canal de Panamá, est un vétéran de la guerre du Viêt Nam et un homme politique américain, membre du Parti républicain, sénateur de l'Arizona au sénat des États-Unis depuis 1987, réélu en 1992, 1998 et 2004.
     
    Ses idées et convictions politiques :
    Politiquement, McCain est relativement inclassable et ses positions ont évolué au cours du temps. Son discours s'inscrit, que ce soit en matière économique ou militaire, dans le courant conservateur mais sur les questions de société il est centriste.
    Il est pro-vie, c’est-à-dire hostile au droit à l'avortement (IVG) qu'il qualifie de tragédie humaine et qu'il souhaite voir interdire sauf en cas de viol, d'inceste et d'atteinte grave à la santé de la mère. Cependant, alors qu'il se déclare opposé au mariage homosexuel, il a refusé d'amender la Constitution américaine pour les interdire et s'est déclaré favorable au financement public de la recherche sur les cellules souches d'embryons, deux approches qui lui ont attiré les reproches des conservateurs sociaux au sein du parti républicain.
    Il est un ferme partisan des lois anti-tabac, est favorable à la peine de mort et opposé au contrôle des armes à feu.
    Partisan d'une réforme libérale de l'immigration à l'instar sur ce sujet de George W. Bush et de la majorité des sénateurs démocrates, il a déposé sans succès en 2006 une proposition de loi prévoyant de renforcer les contrôles aux frontières et de régulariser les clandestins.
    Il est également très sensible aux questions sur le réchauffement climatique et souhaite développer des énergies alternatives, en favorisant le nucléaire (il propose notamment de construire 45 nouveaux réacteurs nucléaires d'ici 2030) et le biocarburant. Il a ainsi co-signé avec le sénateur démocrate John Kerry une proposition de loi rehaussant les normes d'efficacité énergétique des véhicules à essence, et a présenté avec le sénateur démocrate Joe Lieberman un texte imposant un système d'échange de droits d'émission de carbone.
    Républicain indépendant et franc-tireur, John McCain s'est attiré tant l’affection du grand public, des indépendants et des modérés mais aussi l'hostilité des durs de sa propre famille politique. Il s'est mis à dos une partie de son camp en déposant au Sénat un amendement contre la torture, en défendant, avec le sénateur démocrate Carl Levin, une proposition de loi mettant fin aux niches fiscales et exigeant des entreprises qui versent des stock-options à en révéler le coût à leurs actionnaires ou en faisant adopter une limitation des dépenses électorales. En votant contre les réductions d'impôts du président George W. Bush pour ne pas creuser le déficit budgétaire, il s'est attiré l'animosité des conservateurs fiscaux bien qu'il ait accepté ensuite de les pérenniser.
    Au niveau de l'économie, il se déclare un partisan inébranlable des accords de libre-échange, et le 26 mars 2008, déclare vouloir négocier un traité de libre échange entre l'ALENA et l'Union européenne.
    Dans le domaine de la santé, en opposition à l'industrie pharmaceutique, John McCain a été le co-auteur, avec les sénateurs démocrates John Edwards et Ted Kennedy, d'une proposition de loi sur les droits des patients et s'est allié à Charles Schumer pour soutenir une loi favorisant la vente de médicament générique.
    Spécialiste des questions internationales et de défense, il fut un partisan de l’intervention américaine au Kosovo sous le mandat de Bill Clinton à qui McCain reprocha cependant de ne pas envoyer davantage de troupes. Lors de sa campagne électorale de 2000, il a proposé un projet de politique internationale intitulé « Refoulement des États voyous » (Rogue State Rollback). Celui-ci prévoyait de fournir un soutien politique et matériel aux forces locales présentes à l’intérieur et à l’extérieur des États voyous, visant notamment l’Irak, la Corée du Nord et la Serbie, afin de « renverser les régimes qui menacent les intérêts et valeurs américaines ». Soutenu par les néoconservateurs, il précisait alors que, en cas d'agression des alliés américains, les États-Unis avaient le devoir de répliquer par la force.
    Partisan de la guerre en Irak en 2003 et du renversement de Saddam Hussein, il a cependant toujours contesté la stratégie mise au point par le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, exigé la démission de ce dernier dès le début des difficultés de l'occupation de l'Irak pour l'impréparation matérielle des troupes. Il a très tôt prôné un renforcement des troupes militaires qu'il n'obtient qu'à partir de janvier 2007. Lors de sa campagne électorale pour la présidence des États-Unis en 2008, il est le seul candidat à brandir l'Irak comme un argument électoral, se refusant de s'engager sur un calendrier de retrait, « même si c'est dans cent ans ! », remarquant en même temps que personne ne demandait combien de temps encore les troupes américaines resteraient en Corée du Sud. Ayant par ailleurs regretté l'absence de soldats américains pour empêcher le génocide au Rwanda, il soutient le principe d'une intervention militaire au Darfour.
    En 2003, il a ce commentaire acerbe au sujet des Français : "Ils me font penser à une vieille actrice des années 40 qui essaie toujours de se faire inviter grâce à son physique, mais qui n'est plus assez belle pour ça.”
    Il préconise une Ligue des Démocraties rassemblant les États de l'OTAN et les autres régimes démocratiques à travers le monde, « Celle-ci pourrait agir quand l’ONU ne le fait pas : allègement de la souffrance humaine au Darfour, combat contre le sida au sud du Sahara, meilleures stratégies pour endiguer les crises liées à l’environnement, accès plus facile aux marchés pour les pays qui acceptent les libertés économiques et politiques. »
    Dans le cadre de la crise concernant les armes de destruction massive en Iran, il préconise, le 20 avril 2008 sur la chaîne de télévision ABC, des sanctions efficaces et sévères avec les nations démocratiques aptes à faire pression sur le gouvernement iranien.
    Certains au sein de son propre camp politique le qualifient de « républicain seulement de nom » (Republican In Name Only - RINO) pour avoir parfois fait défaut à son parti lors de votes cruciaux. Ainsi, lors de la campagne des primaires présidentielles en 2008, Rush Limbaugh, un animateur de radio ultraconservateur, est l'un de ses plus virulents détracteurs alors que l'égérie de la droite républicaine.
     

     


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  • Le gouvernement a annoncé ce jeudi soir que le nombre de chômeurs en catégorie 1 (à la recherche d'un emploi à temps plein et n'ayant pas exercé une activité de plus de 78 heures dans le mois) est en hausse de 0,4% en septembre. Cela représente 8000 chômeurs de plus ce qui porte le total à 1,957,6 millions. La hausse s'élève à 0,8% sur un an.

    - Ce sont les jeunes qui ont le plus souffert le mois dernier avec une hausse de 1,4% du nombre de chômeurs de moins de 25 ans, une catégorie en hausse de 2,5% sur un an.
    - Le nombre de demandeurs d'emplois de 25 à 49 ans n'a crû que de 0,2% en septembre et de 0,1% sur un an.
    - Les plus de 50 ans sont en hausse mensuelle de 0,3% et annuelle de 1,5%.
    - Cette détérioration de la situation du travail en France a plus touché les hommes que les femmes, les premiers subissant une progression de 0,6% (et 2% sur un an) du nombre de demandeurs d'emplois à 1,01 million quand les femmes ne voient leur nombre croître que de 0,2% à 947.200 et même décroître de 0,5% sur un an.
     
    Brocardés il y a quelques mois par Nicolas Sarkozy lui-même, inventés par les socialistes, voilà que les emplois aidés font un retour fracassant en ces temps de crise. 100.000 contrats aidés supplémentaires en 2009 et une extension du contrat de transition professionnelle (CTP) "aux bassins d'emploi les plus en difficultés"
    Destinés à requinquer l’emploi, ces emplois aidés ainsi que d’autres mesures annoncées hier à Rethel, dans les Ardennes, s’inscrivent-ils dans un nouveau traitement de la question du chômage ?
     
    Mon avis : Il fallait s’y attendre à cette nouvelle hausse du chômage, (+0,04 % soit 8 000 chômeurs de plus) avec la crise que nous vivons depuis quelques semaines. L’année 2009 s’annonce vraiment mauvaise et nul doute que le chômage va encore augmenter. Maintenant on ressort les contrats aidés du placard que M. Sarkozy avait un temps critiqué.
    En Allemagne le chômage baisse, pourtant la crise est mondiale, je me pose donc une question : n’y a-t-il pas d’autre moyens de lutter contre le chômage ?
     
     

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    Après un lundi d’euphorie, où toutes les bourses du monde ont connu des hausses spectaculaires, faisons le point sur cette crise : est-elle finie ? <o:p></o:p>

    Les plans de soutien sur le Vieux Continent ont été salués à l’unanimité, et le second volet du plan Paulson, qui prévoit l’injection de 250 milliards de dollars dans les fonds propres des banques via des participations de l’Etat, a lui aussi été encensé. Pour autant, la crise est-elle finie ? Mais de quelle crise parle-t-on ? La financière, la boursière ou l’économique ? <o:p></o:p>

    Si certains, tels les analystes de la maison de courtage Aurel considèrent que « l’entrée du Trésor américain dans le capital des grandes banques permettra une résolution rapide de la crise financière », d’autres, dont ceux de Huatai Securities à Shanghai, estiment au contraire que « le pire moment de la crise financière est peut-être encore à venir car les plans de sauvetage des pays occidentaux mettront du temps à avoir un réel impact ». Sans oublier ceux qui se montrent plus circonspects. "En dépit de la réaction positive des marchés au cours des deux derniers jours, il n'y a pas de raison de déclarer la fin de la crise financière et de verser dans l'optimisme exagéré" déclarait Jean-Claude Juncker, le patron de l'Eurogroupe. Réponse de deux spécialistes.<o:p></o:p>

    Jean-Paul Pierret, stratégiste chez Dexia Securities.
    La crise financière est à peu près circonscrite. Les liquidités et la solvabilité des banques ont été en effet restaurées au prix d’un effort des Etats, il est vrai, considérable, puisque de part et d’autre de l’Atlantique on flirte aujourd’hui avec les 3000 milliards de dollars. Il en va de même avec la crise boursière, dont le paroxysme a été atteint en fin de semaine dernière, quand les actions brûlaient les doigts et que les hedge-funds* vendaient à tour de bras les valeurs les moins touchées afin de trouver du cash.
    <o:p></o:p>

    Maintenant, on est encore loin de retrouver des bons niveaux de valorisation. Au plus fort de la crise, on capitalisait ainsi 7 à 8 fois les bénéfices des pensionnaires du CAC. L’idéal serait de revenir à un ratio de 12. Ce qui correspondrait à un CAC oscillant autour des 4800 points. Soit à peu près 1000 points de plus qu’aujourd’hui. <o:p></o:p>

    En revanche, le ralentissement que cette double crise a entraîné est devant nous. L’économie réelle devrait être impactée au minimum six mois, mais peut-être bien davantage. Voire deux ou trois ans selon les scénarii les plus pessimistes.<o:p></o:p>

    Jean-Paul Betbèze, directeur des études économiques au Crédit Agricole.
    La crise financière a bénéficié d’une trithérapie de choc. Primo, la modification à venir des normes comptables, qui dispenseront les banques de la juste valorisation. C’est-à-dire qu’elles ne seront plus tenues d’inscrire dans leur bilan la valeur du moment de leurs actifs financiers (mark to market) mais pourront s’en tenir à leur valeur d’achat. Secundo, l’ouverture d’un guichet de liquidités, qui permet aux banques de pouvoir réemprunter sur l’interbancaire. Enfin, tertio, l’ouverture d’un guichet de solvabilité, qui restaure leurs fonds propres. Ces trois piliers techniques ont ainsi ligaturé l’hémorragie. Et comme la crise boursière, elle, n’est jamais que l’enfant naturel de la crise financière, les marchés actions ont donc été rassérénés.
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    Mais la crise économique, elle, est bien là. Nous sommes en récession. Car il y a toujours des effets gigognes. Après les subprimes et les banques, l’économie réelle encaisse à son tour. Cela devrait se prolonger jusqu’au début 2010. Mais si tel est le cas, on reviendrait malgré tout de loin.

    les hedge-funds* : " fonds alternatifs" ce sont des investissements souvent considérés comme risqués.

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