• Les députés ont adopté mercredi par 77 voix contre 17 en première lecture le projet de loi sur le service minimum à l'école, qui oblige les communes à organiser l'accueil des enfants en cas de grève des enseignants.

    L'UMP et le Nouveau centre ont voté pour le texte présenté par le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos, déjà adopté par le Sénat le 26 juin dernier. L'ensemble de la gauche a voté contre ce dispositif considéré comme une "provocation" par les syndicats d'enseignants.

    Annoncé par Nicolas Sarkozy le 15 mai, au soir d'une journée de mobilisation dans l'Education nationale, le projet de loi, dans la version adoptée par le Sénat, impose aux communes d'organiser un service d'accueil à destination des élèves des écoles maternelles ou élémentaires. Les députés ont porté de 20% à 25% la proportion minimale des enseignants grévistes dans une école requise pour mettre en oeuvre ce service. L'Etat s'est engagé à compenser l'ensemble des dépenses engagées par les communes, en fonction du nombre d'élèves accueillis.

    Calqué sur le service minimum dans les transports, en vigueur depuis le début de l'année, le texte oblige les enseignants grévistes à se signaler au plus tard 48 heures avant le début du mouvement.

    Le projet de loi institue également une procédure de prévention des conflits pour tenter d'éviter le recours à la grève par une négociation entre les différentes parties. Un préavis de grève dans l'Education nationale ne pourra être déposé qu'après une négociation entre le ministère et les syndicats représentatifs.

    L'opposition a voté contre un texte "inutile, impraticable et dangereux", selon Sandrine

    Mazetier (PS). Les socialistes accusent notamment le gouvernement de vouloir utiliser le service d'accueil pour pallier les 13.500 suppressions de postes prévus dans l'Education en 2009. Le PS voit dans ce texte un des "mauvais coups" faits aux Français en ce mois de juillet, après la réforme des 35 heures et avant le projet de loi sur le contrôle des chômeurs.

    Xavier Darcos s'est efforcé de répondre aux inquiétudes des communes sur les compensations financières qui leur seront versées. Un amendement gouvernemental adopté par les députés leur garantit un dédommagement d'au moins neuf fois le SMIC horaire par enseignant ayant participé à la grève. Un autre amendement du ministre de l'Education permet à l'Etat de prendre en charge la défense d'un maire mis en cause en raison de faits non intentionnels ayant provoqué un dommage à un enfant durant le service d'accueil. Les députés ont par ailleurs étendu le dispositif aux écoles privées sous contrat.

    Le texte, sur lequel l'urgence a été déclarée, doit être adopté définitivement d'ici la fin de la session extraordinaire du Parlement le 25 juillet

    Mon Avis : On l'attendait depuis quelques années, Nicolas Sarkozy en avait fait une de ses priorités, Quelques peu controversé cette loi sonne t'elle comme la fin des grèves ?
    Je ne pense pas, les enseignants grévistes devront seulement le signaler 48 heures avant le début de la grève. Mais pour les parents c'est une bonne chose car les grèves sont toujours synonyme de galère.
    Mais le service minimum sera t'il respecté ? il sera quand même assez difficile de mettre un tel système en place.


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  • Il l'a fait, hélas nicolas Sarkozy n'aura pas de photo de famille, mais la réunion de lancement de l'Union pour la Méditerranée se présente comme un succès incontestable. Les projets concrets ne sont qu'à l'état d'ébauche. La faute en est aux divisions et conflits qui minent le bassin méditerranéen, et pas seulement le conflit israélo-palestinien. L'initiative de M. Sarkozy n'en est pas moins louable.
    Ce n'est pas parce que les tentatives précédentes ont échoué qu'il ne faut pas tenter une nouvelle entreprise. La chancelière allemande, Angela Merkel, et la Commission européenne, soucieuses de protéger leur pouvoir, ont eu tort, au départ, de s'opposer au projet, sous prétexte qu'il dupliquait un processus euroméditerranéen déjà existant, celui dit de Barcelone, lancé en 1995.
    Mais, à l'origine, M. Sarkozy s'est également mépris en pensant pouvoir agir hors des institutions européennes. Le chemin sera long. M. Sarkozy a commencé par le plus facile : une réunion flamboyante. L'intendance - les projets concrets - devra suivre. En l'espèce, l'intendance, c'est l'essentiel. Pour la Méditerranée. Pour l'Europe." 
                                                            

    Mon avis : Cette union pour la méditerranée est maintenant née, il reste beaucoup de chemin à parcourir pour rétablir la paix total au proche Orient mais ce début est prometteur, je pense quand meme que sous cette union se cache des enjeux financier important. Reste à savoir si tout ces pays jouront le jeu et si les pays européen soutiendront ce projet, mais nul doute qu'en ce 13 juillet à la veille de nôtre fête national une nouvelle page d'histoire s'est écrite 


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  • Ce que cela peut changer

    Nicolas Sarkozy prend mardi 1er juillet la présidence du Conseil européen. On parle beaucoup du "non" irlandais au traité de Lisbonne qui va être un problème auquel va devoir faire face la France. Mais quels sont les autres défis auxquels Nicolas Sarkozy va être confrontés ?

    - Ce "non" irlandais au référendum sur le traité de Lisbonne reste l'un des principaux défis pour la présidence française. Ce refus va polluer la mandat français, car Paris a beaucoup réfléchi sur sa présidence en se plaçant dans une optique d'entrée en vigueur du texte. Les priorités de la France ont été élaborées avant ce "non". Il va falloir trouver et proposer une sortie de crise valable à cette situation de blocage institutionnel.
    Après le rejet de traité par les Irlandais, les 27 devaient s'accorder sur la position à adopter vis-à-vis du traité, sur la poursuite du processus de ratification. Faute d'avoir trouvé un accord valable, l'examen du dossier a été reporté en octobre, lors de la prochaine réunion du Conseil européen. Le pire des scénarios serait que les dirigeants décident de ne rien décider.
    Beaucoup d'Etats européens ont par ailleurs une tradition d'euroscepticisme, comme le Royaume-Uni, ou la République Tchèque, et pourraient utiliser ce "non" pour bloquer les actions européennes.
    La vraie problématique est en fait le manque de courage, le manque d'une vision d'avenir des dirigeants européens. Il ne faut pas avoir peur d'avancer à plusieurs vitesses, car il y a des réussites européennes, qui se concrétisent dans la vie de tous les jours des citoyens européens, comme l'euro, l'espace Schengen. Il faut sortir de l'ambiguïté, du débat implicite entre les tenants d'une Europe fédérale et ceux qui sont juste pour un marché commun. Ce débat est une force centrifuge qu'on devrait peut-être affronter, pour finalement avancer.

    Que peut-on dire justement des priorités que Paris s'est donné pour ses 6 mois de présidence : énergie et environnement, Europe de la défense, pacte européen pour l'immigration et agriculture ?

    - Paris est parti sur des bases très ambitieuses. Cela est normal, car la France est l'un des pays fondateurs de l'Europe. Cependant à partir du mois de mars, on a pu noter des changements de ton dans les déclarations faites par Nicolas Sarkozy, afin sans doute de gommer son image d'arrogance, répandue en Europe.
    Les priorités que s'est fixée la France sont en plus loin d'être consensuelles, hormis celle sur l'immigration. Je vais les reprendre en quelques mots chacune.
    - Sur l'immigration, le projet est de faire adopter un pacte européen : uniformisation du droit d'asile, adoption de règles communes sur l'immigration clandestine, établissement d'un principe européen de contrat d'intégration, comme approfondir la langue du pays ou ses coutumes. L'Italie et l'Espagne sont très concernées par ce problème, car elles connaissent des débarquements massifs d'immigrés clandestins. Les sensibilités diffèrent totalement de celles de la France sur cette question. L'immigration se fait de manière spontanée, dans une tradition de laissez-faire et est considérée de manière positive. En Espagne, le gouvernement de José Luis Zapatero a procédé à des légalisations massives d'immigrés clandestins. La crainte est justement que ce pacte s'oppose à ces régularisations massives. Par ailleurs, pendant la campagne législative en février, le candidat Mariano Rajoy du Parti populaire espagnol a prôné un "contrat d'intégration" pour les immigrés, une position qui a été totalement rejetée lors des élections. On voit donc mal comment ce pacte pourrait être accepté maintenant. Ces différends mis à part, l'immigration reste un des dossiers les plus consensuels.
    - Le paquet énergie-climat est lui aussi très important, et sur ce point, devra composer avec les réticences de Berlin. L'objectif est ici de préparer une grande rencontre européenne, qui aura lieu sous la future présidence suédoise, dans un an, et qui poserait les bases de l'après-Kyoto. La France voudrait développer le nucléaire civil, tandis que l'Allemagne exclut au contraire tout accord sur le sujet. Elle penche pour un développement des énergies renouvelables.
    - Sur la question de la politique agricole commune (PAC), la France veut une refonte générale et rapide de la PAC et de son financement. Cela passe par la réforme des budgets de l'Union européenne. Seulement, le redéploiement des crédits fait grincer des dents, notamment le Royaume-Uni qui bénéficie d'un rabais dans la contribution que le pays verse au budget européen.
    - Sur la défense enfin, la France a décidé de réintégrer l'OTAN. L'idée est de normaliser les relations France-OTAN, afin de pouvoir parvenir à un renforcement de la PESD (politique européenne de sécurité et de défense), qui ne serait pas perçue comme allant à l'encontre des intérêts américains. Si l'Espagne, l'Ialie, l'Allemagne voient cette position plutôt d'un bon œil, ce n'est pas le cas du Royaume-Uni, dont l'accord est pourtant nécessaire. Gordon Brown est en effet très affaibli dans son pays. Des élections générales ont lieu en 2009 et durant la campagne électorale difficile qui s'annonce pour lui, il est peu probable qu'il soit prêt à faire des concessions en matière de PESD.
    Il n'y a que des dossiers problématiques, il va être dur de faire l'unanimité en Europe sur l'ensemble de ces points.

    "Les Français, qui ne sont pas modestes, croient que la présidence de l’Union consiste à diriger l’Europe", a dit Valéry Giscard d'Estaing. Nicolas Sarkozy en tant que président du Conseil européen va-t-il avoir un réel pouvoir ? La France a-t-elle des alliés au sein de l'Europe ?

    - Les présidents du Conseil européen ont pour seul objectif de fixer des priorités et des trouver des compromis. Cette présidence va aussi beaucoup tenir à la personnalité de Nicolas Sarkozy. L'Union européenne a toujours beaucoup plus avancé dans les moments de crise. Le dynamisme du président français pourrait donc être un atout pour la prise de décision.
    Car je le répète, le scénario catastrophe serait que rien ne soit décidé à l'issue de cette présidence européenne. Il faut que se créée une réelle volonté d'avancer entre les dirigeants européens. Il faut un certain courage politique, c'est vrai. Mais il faut arrêter de toujours rejeter la faute sur Bruxelles lorsqu'il y a un blocage, de critiquer son inaction : Bruxelles est une institution, elle a les pouvoirs que lui ont votés les Etats-membres dans les traités qu'ils ont rédigés.
    Les alliés de la France varient un peu selon les sujets, comme je l'ai expliqué plus haut. Une chose est sûre : la négociation à 27 est difficile, car chacun défend ses intérêts. Le risque est ainsi de n'obtenir que des compromis au rabais, qui déçoivent l'opinion publique européenne, et qui montrent encore une fois l'illisibilité des décisions européennes.

     

    Mon avis : Ce NON Irlandais, à un peu refroidit les ardeurs française, car avec un oui tout cela aurait été bien différent, mais n'oublions pas que nous sommes 27 pays et qu'ils doivent tous être d'accord, mais ces 1ers jours de présidence nous montre que la france veut faire passer ses idée comme le pacte européen sur l'immigration qui a été voter par ces 27 pays, une 1ère victoire francaise, on en attend d'autre, comme la taxe à 5,5% sur la restauration, mais aussi sur les carburants.
    La france veut aller de l'avant ce qui représente un bon point. Mr Sarkozy peut faire changer beaucoup de chose

     


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